Depuis les années 1970, des doutes planent sur l’authenticité de Uva Vilana Windisch, un dessin signé par Albrecht Dürer. Utilisée afin de lever le voile sur l’origine de l’œuvre, une IA s’est prononcée à 82% en faveur d’un véritable Dürer.
Cette toile, parfois surnommée “Uva la vilaine“, est issue d’une collection privée. Ce dessin à l’encre sur vélin divise pourtant depuis plus de 50 ans la communauté artistique. Au début des années 90, un expert du British Museum avait même affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un dessin authentique. En effet le succès de Dürer a attiré de nombreux faussaires et des imitations parfois très réussies circulent.
L’entreprise Art Recognition développe des IA spécialisées dans l’authentification d’œuvres d’art. Elle a accepté de réaliser l’expertise du dessin à la demande d’une collection privée européenne. Pour cela, une IA a été entrainée spécialement grâce à des dizaines de dessins authentifiés de Dürer, mais aussi des contrefaçons. Le résultat a été rendu public lors d’une conférence à Maastricht le 8 mars dernier.
L’IA avance encore un peu plus dans le domaine de l’authentification d’œuvres d’art, et les débats sur sa légitimité se multiplient. Bien plus précise que la reconnaissance faciale, cette méthode développée par Art Recognition est capable d’identifier très précisément le style d’un artiste donné. Pour autant, l’entreprise elle-même reconnait l’importance de garder une expertise humaine en complément.




