Haroum : Elika Hedayat
Dans plusieurs ouvrages de la littérature perse écrits entre le Xe et le XIIe siècle, Haroum est décrite comme une ville gouvernée par des femmes savantes, qui vivent en égalité et en paix avec l’environnement. Libres et indépendantes, elles semblent faire écho aux Amazones, femmes guerrières de la mythologie gréco-romaine, devenues un symbole de l’émancipation des femmes et de l’égalité des sexes. Dans ces anciennes épopées perses, animaux et créatures imaginaires occupent une place remarquable et, en constante alliance avec les humains, contribuent à brouiller les frontières existantes entre les genres et entre les espèces. Simorgh, par exemple, oiseau longévif à la connaissance inestimable, est un personnage central et métamorphique, créature ni féminine ni masculine. Pour donner forme à sa propre vision de Haroum, l’artiste Elika Hedayat a souhaité mêler les références comme dans un « jeu de ficelles » fait de tours et d’écheveaux, proche de la « fabulation spéculative » de Donna Haraway.
Crédit visuel : Elika Hedayat, Haroum #11, 2025, 66 x 74 cm, crayons et aquarelles sur papier (© Courtesy de l’artiste et de la Galerie Aline Vidal.)
Data : L'Officiel des spectacles


