Paris brûle-t-il ? - Quand le cinéma réinvente la Libération
En 1966, Paris brûle-t-il ?, le livre des journalistes Larry Collins et Dominique Lapierre est adapté au cinéma. Le film, réalisé par René Clément, raconte…
Luxe de poche : Petits objets précieux au siècle des Lumières
L’exposition présente une collection exceptionnelle de petits objets précieux et sophistiqués, en or, enrichis de pierres dures ou de pierres précieuses, c…
Paris 1924 - Paris 2024 : les Jeux Olympiques, miroir des sociétés
À travers un siècle d’olympiades, cette exposition met en avant à la fois l’instrumentalisation du sport par les régimes totalitaires mais aussi comment co…
Saint-Cloud, le sport à la Une (1880-1950)
Dès la fin du XIXe siècle, Saint-Cloud accueille de nombreuses compétitions sportives. Le championnat du monde de tennis, le championnat féminin de gol…
Sentience, écouter le parfum de la couleur
Cette exposition prend pour point de départ l’olfaction où le spectateur est invité à vivre un parcours-expérience à travers des conversations synesthésiqu…
Faisons corps
« Faisons corps » est l’invitation faite à 14 artistes de nous raconter LES corps, depuis l’intimité jusqu’à la capacité à créer du commun. Mettez vos sens en éveil, ils seront très sollicités…
Dans sa première partie, Mesurer nos forces, l’exposition nous plonge dans le corps anatomique. On y explore notre intérieur en soulevant les enveloppes de l’écorchée tissée par la plasticienne Roxane Andrès. Place ensuite aux échauffements sur les sChaises de Stéphanie Marin. En nous invitant à reproduire une chorégraphie de bureau, l’artiste nous questionne sur les multiples injonctions à la bonne santé et au corps performant. Enfin, inspiré par le Modulor de l’architecte Le Corbusier, Nicolas Guiet nous propose d’interagir avec sa sculpture et rappelle ce faisant que notre corps est l’échelle de notre rapport au monde.
Confrontons-nous à présent à nos singularités et à nos identités multiples dans la deuxième partie de l’exposition, Identifier d’où nous parlons. Le trouble opère à la rencontre du Curieux, sculpture hyperréaliste d’Élisabeth Daynès. Avec lui, nous nous interrogeons sur l’origine de notre humanité. En continuant notre chemin, nous faisons face au dessin d’une contorsionniste et à un corps fragmenté. Par ses œuvres, Myriam Mechita évoque les femmes contraintes jusqu’à l’éclatement par les multiples attentes de la société. A côté, la sculpture monumentale d’Andrea Scholze nous permet de regarder avec tendresse notre monstre intérieur mais nous interpelle aussi sur notre peur de l’altérité.
C’est à travers la motricité et les perceptions que la troisième partie de l’exposition invite à Se mettre en mouvement. En pénétrant l’œuvre de Jacob Dahlgren, nous pouvons physiquement traverser la couleur et percevoir le mouvement. Dans une vitrine, exposée tel un bijou, la prothèse ouvragée de la designeure Sophie de Oliveira Barata, conçue pour sublimer celui qui la porte, nous rappelle la beauté de tous les corps et déplace notre regard sur le handicap. Enfin, à travers l’étreinte de Burt et Hillary, Daisy Collingridge nous murmure que le mouvement est le premier pas pour entrer en contact avec l’autre et ses sentiments.
Dans la quatrième partie, Agir de tous nos corps, nous sommes amenés à faire corps. En s’activant lorsque nous nous rapprochons les uns des autres, l’œuvre de Scenocosme met en lumières et en sons la force du collectif. Impossible toutefois de ne pas évoquer les corps exclus et/ou exploités. Sur un tableau qui renvoie à la peinture classique, Arnaud Adami célèbre les travailleurs et travailleuses précaires d’un système uberisé. Barthelémy Toguo, quant à lui, aborde les corps déconsidérés des personnes en situation d’exil par des tampons qui rappellent ceux que collectionnent les voyageurs occidentaux. Avec ses bannières tissées, Ed Hall illustre la force et la créativité de l’action collective et nous rappelle que l’on peut concrètement combattre l’exploitation rationalisée de l’environnement et des personnes.
Au sortir de l’exposition, Laurent Perbos nous invite à rejoindre la piste de danse. Son œuvre, inspirée du ballon de basket et de la boule à facettes, incite à engager nos corps dans un destin commun. Le sport est ici abordé non pas comme une performance, mais plutôt comme un élément fédérateur et populaire. Il conclut le parcours dans la liesse des regroupements, que celle-ci naisse de la fête, du sport… ou des luttes militantes.
Commissariat : Nawal Bakouri / Scénographie : Klapisch•scénographes / Marianne Klapisch / Laura Thavenot
© Alun Callender, © Susann Jamtøy _ Trøndelag, ©smarins, ©N.Guiet, ©Roxanne Andrès, ©Élisabeth Daynès, ©Myriam Mechita, ©Sophie de Oliviera, ©Ed Hall, ©Scenocosme, ©Arnaud Adami, ©Anders Sune Berg
Roberta González
Roberta González (1909-1976) est une artiste franco-espagnole active sur la scène parisienne et internationale à partir des années 1930. Un ensemble de pei…
Bernard Réquichot « Je n'ai jamais commencé à peindre »
Bernard Réquichot (1929-1961) compte parmi les protagonistes de la scène artistique parisienne des années 1950. Marquée par le « second souffle du surréali…
L’Art de James Cameron
L’exposition célèbre l’œuvre du réalisateur, scénariste et producteur James Cameron. Elle réunit un éventail de pièces inédites provenant de l’immense coll…
Mexica, Des dons et des dieux au Templo Mayor
Cette exposition retrace le fruit des recherches conduites depuis 1978 au Templo Mayor, principal lieu de culte de la civilisation précolombienne mexica. L…






